Au Bauhaus, la clé n’était pas un simple objet mais un manifeste visuel. Designée par Joost Schmidt, elle apparaissait comme une signature sur les sculptures, les affiches et les compositions, synthétisant l’esprit du mouvement. Cette clé n’ouvrait pas seulement des portes, elle déverrouillait un imaginaire utopiste qui se voulait aussi lyrique, poétique et musical, ainsi il faut aussi voir cette signature comme une clef musicale.
Tsutomu Nihei reprend ce motif avec le logo de la Toha Heavy Industries, une clé stylisée qui signe tout son univers de référence dans lequel rentrent toutes ses œuvres. Mais là où le Bauhaus voyait une mélodie, Nihei semble y inscrire un silence ou une mélodie mortelle d’une dystopie.
Pourtant, toutes deux partagent une obsession des structures, qu’elles soient harmonieuses ou oppressantes. La clé reste, mais ce qu’elle ouvre a radicalement changé.
Source principale de cette comparaison : Livre du Bauhaus de Taschen


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