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LA CLEF DE LA SYMPHONIE DÉSACCORDÉE DU BAUHAUS

Au Bauhaus, la clé n’était pas un simple objet mais un manifeste visuel. Designée par Joost Schmidt, elle apparaissait comme une signature sur les sculptures, les affiches et les compositions, synthétisant l’esprit du mouvement. Cette clé n’ouvrait pas seulement des portes, elle déverrouillait un imaginaire utopiste qui se voulait aussi lyrique, poétique et musical, ainsi il faut aussi voir cette signature comme une clef musicale.

Tsutomu Nihei reprend ce motif avec le logo de la Toha Heavy Industries, une clé stylisée qui signe tout son univers de référence dans lequel rentrent toutes ses œuvres. Mais là où le Bauhaus voyait une mélodie, Nihei semble y inscrire un silence ou une mélodie mortelle d’une dystopie.

Pourtant, toutes deux partagent une obsession des structures, qu’elles soient harmonieuses ou oppressantes. La clé reste, mais ce qu’elle ouvre a radicalement changé.


Clef du Bauhaus, clef de la Toa de Tsutomu Nihei

Illustrations : Affiche du Bauhaus (1923) avec la clé intégrant le logo de l’école et aussi la signature de Joost en haut à droite, sculpture géométrique en forme de clé, vase de Joost Schmidt signé d’une clé musicale, dessin de Paul Klee représentant une fête sur une partition, et en miroir, le logo de la Toha Heavy Industries puis l’apparition en musique lugubre et satanique de l’avant dernier adversaire de Killee. 



Source principale de cette comparaison : Livre du Bauhaus de Taschen 

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